Le petit bout de rien

Le petit bout de rien


Un tout petit insignifiant.De l'insignifiance à l'état pur,du rien du tout.Un caillou tout petit,rien de spécial.Pas de raies colorées,pas de formes particuliéres.Il ne se trouvait pas à la plage ou au pied d'un arc en ciel mais sur un trotoir.Pas le trotoir en face de la Tour Eilfel,pas à l'entrée de Versailles ni devant la staue de la Liberté mais sur un trotoir quelconque dans une ville quelconque.Il ne savait pas depuis quand il était là ni d'ou il venait.Triste vie.
Les gens passaient occupés par leurs enfants(je te préviens si tu n'arrétes pas je...),leur courses(elle a marqué du fromage ou...) et tout autre chose.
Nuit,jour,pluie,coup de pîed,nuit,pluie,jour...
Le comble de la monotonie venait d'étre raflée par ce caillou,ce petit insignifiant,ce petit rien du tout.
En vérité je vous le dit,il s'ennuyait à mourir.
Jusqu'au jour où ce fut le changement radical,l'événement surprenant et important.Un jeune garçon le ramassa.Alors bien sur on avait déja donner un coup de pied dans ce petit caillou,mais rien de sérieux,pas de l'interet pur,et ce jour là le jeune garçon l'examina,le retourna,le palpa,le fit sauter dans sa main et le glissa dans sa poche.
Le petit caillou est aujourd'hui encore sur l'étagére d'une jeune fille avec marqué en rouge sur sa peau de pierre "Télia je t'aime"".
Il sert de preuve d'amour,et il adore ça...
Le petit bout de rien

# Posté le lundi 13 août 2007 05:54

Modifié le mardi 24 novembre 2009 13:34

Comment étre simplement une personne libre en passant dans l'enfer de l'extréme

Comment étre simplement une personne libre en passant dans l'enfer de l'extréme

Elle regardait cette emission depuis longtemps déja.Une heure?Deux?Et pourtant elle ne semblait pas lassée.Un fauteuil plutot passé épousait la forme de son corps,ses jambes repliées sous elle,lui faisait ressentir de légéres fourmis mais elle s'en fichait.
Un bout de papier collé sur le dessus de sa main l'interpella.Bruissement.Elle ouvre.Phrase griffonée "Si la liberté est un trésor mais que fais tu ici assise dessus?".Une phrase totalement hors contexte,une phrase impertinente qui était arrivée là,comme ca.Une chaleur soudaine.Une envie de vivre.Impossible de se raisonner.Sortir.Cigarette.Talons.Danser.Toute la vie?Manger.Regarder.Un spectacle d'arts de rue?Chanter.Pour les autres?courir.Pietiner.Lire.Dessiner.Impossible de tout faire à la fois.C'est horrible.Sa respiration qui s'accélére.Trop vite.Stop!MERDE!!!.Parler.Fonder une association.Fourures.Ecrire?Rire.Photographier?Oui bonne idée.Elle va trop vite.Arrétez- là par pitié.IMPLOSER?Trop d'envies.Yeux écarquillés.Bouche ouverte.En transe.Elle ne s'en sortira pas.Le papier semble rire.De toute façon,aucune personne censée ne pourra croire ça...Si?
Comment étre simplement une personne libre en  passant  dans l'enfer de l'extréme

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 14:07

Modifié le mardi 24 novembre 2009 13:18

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# Posté le mardi 24 novembre 2009 13:25

Modifié le mardi 24 novembre 2009 13:41

LUI

LUI
LUI


La rentrée.Ce mot resonne chez les éléves de différentes maniére.Il y en a chez qui cela va de pair avec amis et copains.D'autre rires et découvertes.Mais chez les éléves tels que LUI,cela rime avec horreur et désespoir.
Nouveau lycée.IL ne se voile pas la face,IL sera seul,comme tous les ans.Tels l'exclu q'une classe a besoin d'avoir sous la main pour se défouler.Une mauvaise note?heureusement il y a LUI,c'est a cause de LUI!Mes parents m'ont privés de sortie?tiens IL passe par là IL va me le payer.
IL a un air idiot et un air de laissé pour compte,un air niais qui horripile et qui agace.
Classe de premiére,personne ne daigne lui adresser un mot.Comme toujours IL passe la récréation seul sur un banc,seul est un mot qu'IL cotoie sans plus de surprise.La solitude l'étouffe de plus en plus,IL va étouffer jusqu'à en crever.Mais tout cela ne sont pas les préocupations d'éléves de 17 ans.
IL rentre,ses pieds le trainent.La pluie.Trop de monde dans le bus.Marcher,encore.Etouffer un peu plus.Jusqu'a la mort?Bisou maman.A la question "Alors tu t'es fait de nouveaux amis?" IL ne peut s'afficher sur son visage qu'un sourire douloureux et trop rempli de sens pour que sa mére insiste.IL étouffe.Un peu plus encore.La nuit.IL n'arrive pas à dormir,demain sera une journée qui va ressembler aux milliers d'autre.Etouffer toujours un peu plus.S'endormir en révant sa vie.Papier distribué.Sortie de classe.Un NON de sa mére clos le sujet.Des larmes acides lui montent et IL lui semble qu'elles ravagent son visage.Etouffer.Le lendemain,sa mére ouvre sa chambre.Il faut se lever maintenant,c'est l'heure.IL est mort.
On apprendra que le légiste sera formel.Mort étouffé.
Est-ce grave?personne ne connaissait son prénom....

# Posté le lundi 17 septembre 2007 15:26

Modifié le mardi 24 novembre 2009 13:40

Defense de marcher sur la pelouse

Defense de marcher sur la pelouse


Heléne courait dans la nuit sombre.
La différence entre courir est marcher se définit par ceci:quand on court,on a les deux pieds en l'air en méme temps.
Heléne courait donc...
Cet Arnie,quel con!!!
Un sourire,un baiser,une nuit ensemble et il n'avait plus voulu d'Heléne.
Alors Heléne s'était mise à courir,en pleurant cela va de soi,maudissant Arnie,maudissant les garçons et le monde entier,tout était nul dans sa vie de toute maniére,ses cheveux étaient bouclés alors qu'elle les voulait raides comme ceux de Cassandra,et en plus ses parents ne comprenaient rien du tout...
Elle cessa de courir,s'affala sur l'herbe de ce parc,en face de la pancarte "défense de marcher sur la pelouse".
De gros sanglots échappaient de ce petit corps secoués de partout,elle l'aimait l'enculé!!!elle l'aimait!!!!.Si un badaut était passé par là,il aurait pu entendre qu'une jeune fille de 16 ans haissait le monde et la vie...
Au méme moment dans le petit appartement du coté sud du parc,une fille,assise à sa fenétre,crapote une cigarette,elle pense à un garcon de sa classe,comme tant d'autre...
Defense de marcher sur la pelouse

# Posté le mardi 31 juillet 2007 09:51

Modifié le mardi 24 novembre 2009 13:38

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# Posté le mardi 24 novembre 2009 13:21

Mariella

Mariella



Mariella était belle,non pas la beauté arrangée et mignonne,non,la beauté qui se remarque et s'applaudit,la beauté pure et innée que l'on jalouse,la beauté naturelle qui rend arrogant


Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté ! ton regard, infernal et divin,



Ainsi quand elle entra dans cette boutique le 20 mars,elle remarqua immediatement les regards qui la désabillaient et glissait le long de son visage,de son corps.Les regards envieux des filles et désireux des garçons.La terre tourne,le soleil se léve et Mariella est une déesse.
D'un air las elle observait les vétements,en les jetant à peine regardés,rien n'était digne de sa personne.
Elle fit voler ses cheveux et s'apprétait à sortir quand elle la vit,la robe désirée,la parure qui la rendrait plus que parfaite,l'accéssoire qui la rendrait immortelle.
Elle se précipita avec grace toutefois en faisant jouer de ses talons des petits clacs adorablements distingués.Sa main se tendit pour enlever sa robe de ce mannequin en plastique ridicule.Mais ce qu'elle n'avait pas prévu c'est la jeune fille qui la voulait aussi.
Mariella tira la robe de son coté,la pauvre inconnue de l'autre,mais la hargne était telle chez Mariella que la robe fut sienne.Elle aurait pu s'en aller avec son butin mais son arrogance la soudoya à dévisager sa concurente:petite,pataude,visage bouffi et cheveux gras,elle était moche,horrible,laide,repoussante...
Mariella joua de ses cils et de sa bouche rouge cerise,plissa son nez mutin avec une moue charmante et lui dit:
"-Elle ne vous aurez pas été de toute façon,enfin regardez'vous,vous étes,et je suis,enfin vous voyez..."


Plus sombres que la nuit, plus fixes que la pierre,
Sous leur sourcil d'ébène et leur longue paupière
Luisent ses deux grands yeux,



Elle eut un petit rire forcé découvrant l'intégralité de ses dents blanches sur lesquelles les étoiles auraient pu se refléter...
Quand Mariella posa sa robe sur son fauteuil,l'incident du magasin lui revint et avec un rictus qui lui déforma la bouche,serra la robe contre sa poitrine et fut prise d'une irrésistible envie de dormir...
Elle eut une nuit agitée et quand elle s'eveilla au petit matin,sa téte cognait douloureusement.
Elle tituba jusqu'a la salle de bain ou elle jeta un coup d'oeuil rapide à son reflet,alors,elle hurla...


Semblable aux visions pâles qu'enfante l'ombre
Et qui nous enchaînent les yeux,



Il y avait exactement trois boutons,mal placés à vrai dire,le premier sur son petit nez,le deuxiéme à coté de sa belle bouche et le troisiéme sur son mignon menton.Elle pleura,longtemps,des sanglots saccadés de mots comme "défigurée" ou encore"monstre",le tout à grands renforts de coups de poings dans les coussins et de grincements de dents.
Durant une semaine elle ne vit pas la lumiére du soleil,elle ne fit pas un pas à l'extérieur.
Le 27 mars Mariella remarqua qu'elle ne rentrait plus dans son pantalon noir taille 36:Mariella avait pris 6 kilos.
Elle ne mangeait plus mais prenait un kilo par jour,une situation suréaliste.De plus ses boutons enflaient et s'étendaient un peu plus chaque jour malgré les multiples crémes et lotions quotidiennes.
Le 4 avril on pouvait qualifier Mariella de personne en surpoid.
Le 6 avril ou elle avait décidé malgré ses furoncles purulents de sortir,Mariella revint avec un chewing-gum dans ses cheveux,chewing-gum rose et niais qui semblait se moquer d'elle en s'étalant partout dans sa chevelure si elle essayait d'y toucher.En sortant du coiffeur Mariella avait perdu 60.4 centimétres de cheveux,à vrai dire ils lui arrivaient maintenant au dessus des oreilles.
En moins d'un mois elle était passé de beauté celeste à fille repoussante.Avouons que c'est un coup dur.
Le 9 avril,Mariella pris une décision,elle en finirait avec sa vie.
Le 10 avril la police découvrit une jeune fille à la silouhette gracieuse et élancé,avec de long cheveux blonds et au teint de porcelaine entiérement nue dans sa baignoire,un filet rouge le long de ses bras.Mariella était morte.
Le plus jeune ne pu s'empecher de dire
-"Comment a t'elle pu se donner la mort,elle était si belle..."


L'air est dangereux et fatal,
Où des bouquets mourants dans leurs cercueils de verre
Exhalent leur soupir final,
Mariella

# Posté le lundi 30 juillet 2007 12:06

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 13:33

Les marguerites

Les marguerites


Elles étaient des fleurs.Des marguerites plus précisément.Et ce jour là,elles profitaient de ce beau soleil.La vie d'une marguerite n'est pas de tout repos,un ou deux gamins viennent jouer au foot dans les parages et c'est le drame,elles finissent écrasées,broyées,piétinés.Idem avec les chiens,les gens qui passent,ect...
Mais ce jour là l'insouciance était grande,le soleil montrait le bout de son nez aprés plusieur mois d'absence et les marguerites adorent le soleil...
Ce jour là donc elles virents arriver un type,un type comme il y en a des milliers,seulement celui-là marchait droit vers elles d'un pas décidé.Par chance il s'assit sur l'herbe sans faire de dommage aux pauvres petites qui tremblaient en voyant les grosses chaussures de ce bonhomme.
Il parlait tout seul d'une certaine Amélia,l'amour de sa vie,le soleil de ses nuits.
Les marguerites finirent par oublier sa présence qui n'était pas vraiment dérangeante.
Elles se doraient la pillule au soleil quand un cri se fit entendre.Un cri?non,un déchirement,une douleur lancinante qui transperçait l'air:c'était l'une d'entre elles,qui était arrachée par ce type.Il commença à l'éffeuiller:TAC une pétale,une autre,une autre,il commentait cette torture atroce par de stupides:elle m'aime,un peu,beaucoup,tandis que la fleur hurlait à la mort,hurlait de cesser immédiatement,mais les hommes n'entendent et n'écoutent pas...
Le spectacle de cette pauvre fleur à l'agonie était un supplice que les autres marguerites étaient bien obligées de supporter,les larmes aux yeux...
Les marguerites

# Posté le lundi 30 juillet 2007 11:58

Modifié le mardi 24 novembre 2009 13:36

La colére

La colére


La colére.Les gens les plus respectables ont un jour cédés à la colére,seul ou en public,la colére n'est pas un sentiment à cacher.Sans colére les gens serait vulnérables et manipulables.Ce sentiment peut vous bouffer à petit feu si il dure et qu'il est intense.Etre en colére contre une personne,un groupe de personne,une injustice,une idée,un événement...

Colére,courroux,Ire,fureur,irritation,exaspération,emportement,rage,perte de controle,ressentiment,mauvaise humeur,impatience,aigreur,acrimonie,indignation,déchainement,explosion,crise de nerfs,bouffée de colére,crise,incartade,algarade,hargne,agressivité,irascibilité...

Prendre la mouche,montrer les dents,mousser,grogner,pester,gronder,faire une scéne,ne plus se connaitre,bouillir,écumer,étre hors de soi,étre hors de soi,sortir de ses gonds,éclater,fulminer.

On croit se calmer en respirant à fond mais au fond c'est con,qui nous a appris ça?Ca ne marche visiblement pas et ça sert à rien.La colére fait faire des choses horribles aux hommes,ou des choses d'un grand courage...Comment juger ce sentiment universel qui nous transperce tous un jour,qui nus fait mal et nous préoccupe.La colére n'est pas controlable.Personne ne nous comprend dans ces moments là.Ce que disent les gens pour nous calmer nous semble inutiles.Dans les vrais moments de colére on est seul avec soi-méme.
La colére

# Posté le lundi 30 juillet 2007 11:55

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 13:36